All-New Visionnage estival d’anime #1

On prend les mêmes et on recommence !

Aujourd’hui, je vais revenir sur cette petite poignée d’animes que j’ai pu regarder durant cet été et finis à ce jour, la saison suivante ayant déjà commencé depuis 2/3 semaines. Je n’en mate plus autant qu’à une époque – même si en fait, je parlerais de ce que j’ai vraiment fini, pas les trucs encore en cours, ou simplement pas fini par moi-même – mais de quoi pondre mon very best-of estival en quelques milliers de caractères.

Mob Psycho 100

Pour ceux qui m’ont un peu suivi ici et là (Bisou au passage), je suis passé en mai dernier dans le podcast sur la pop culture japonaise LOLJAPON, au côté d’Amo et du Concombre, dans une émission dédiée aux super-héros japonais. Fatalement, on y avait parlé de One Punch Man suite à l’immense succès du manga et de sa version anime, et fait part de notre… déception générale. Est-ce que la réputation de la chose avant visionnage a joué sur notre avis final ? C’est toujours le grand problème lorsqu’une œuvre acquière une célébrité complètement démesurée et hors de contrôle, on a parfois tendance à être méfiant, en bon gros hipster que nous sommes tous un peu intérieurement.

Fort de son succès avec OPM, c’est l’autre œuvre de ONE (L’auteur/dessinateur du webcomic d’origine) qui se voit adapté avec Mob Psycho 100, et qui, dès les premiers extraits, semblaient jouir du même soin technique apporté à l’adaptation de One Punch Man (Visuellement impeccable, je ne pouvais pas lui enlever ça), pourtant réalisé par un autre studio. La hype était donc lancée partout sur la toile, les gens criaient déjà au génie avant même que ça ait commencé. La méfiance était de mise.

Mob Psycho 100 raconte l’histoire de Shigeo « Mob » Kageyama, un gamin très timide ayant des pouvoirs psychiques si puissants qu’il se refuse à les utiliser en public/pour son propre intérêt par peur de blesser son entourage. Il va plutôt accompagner Reigen, un humain sans le moindre pouvoir qui se fait passer pour un grand médium (même aux yeux de Mob), et profite des pouvoirs de ce dernier pour pratiquer l’exorcisme de fantôme à moindre coût, sans se mouiller. Et forcément, avec un gamin aussi puissant malgré lui, ça lui attire pas mal d’emmerde, alors que lui, il veut juste bien s’intégrer à l’école et y vivre ses premiers amours.

J’y allais un peu à reculons, j’ai un peu attendu que tous les épisodes sortent pour éviter la frustration d’avoir trop d’attentes par semaine et au final, c’était… plutôt sympa.

C’était pas excellent parce que la série met à mes yeux trop de temps à installer son histoire pour une saison de 12 épisodes. Les premiers sont un brin poussifs, avec parfois l’impression de passer 20 minutes à installer un gag, un combat, une vraie progression dans l’histoire, en oubliant de captiver au passage, de mettre de l’enjeu. Et à côté, j’ai eu aussi l’impression qu’on nous avait introduit limite trop de personnage pour au final ne jamais vraiment les utiliser (ou pas assez). Petite sensation de gâchis. Bref, les mêmes soucis que j’avais avec OPM.

Puis, tardivement mais sûrement, la série a décollé. L’histoire – simple au demeurant – prend de l’épaisseur (Une pseudo école pour former les gens dotés de pouvoir cache quelque chose de louche) et on se met à suivre un vrai fil rouge, qui – à défaut de mettre en avant tous les personnages introduits auparavant – permet de donner de l’épaisseur, de l’intérêt et une vraie empathie pour notre jeune Mob, un peu paumé par tout ce qui lui tombe dessus. C’est un peu parler de l’adolescence et des problèmes qu’on a tous rencontrés pendant, avec un enrobage fantastique. Et ça le fait.

Si on ajoute à ça une technique assez impressionnante, avec une animation au poil pour des combats de plus en plus dantesques autant dans la mise en scène (hyper inventive, dynamique) que le visuel (Le style « dessiné à l’arrache » de ONE passe vraiment bien, et change beaucoup de ce que l’on a en général à côté) ; on obtient alors une série qui se rattrape plutôt pas mal au final, et donne franchement envie pour la future saison 2 ; on sent qu’il y a encore beaucoup de potentiel à exploiter. Impression presque inverse sur OPM, qui me semblait tourner en rond passé 10 épisodes.

Orange

C’est con à dire, mais parfois, quand ça marche bien, j’aime regarder une série (ou tout autre support/format) si je sais qu’elle va me prendre aux tripes, au point de m’en faire verser ma petite larme pour l’être fragile que je suis. Une bonne œuvre dramatique, ça ne fait jamais de mal – ou plutôt si, mais dans le bon sens du terme.

J’ai une affection toute particulière pour Solanin par exemple, ou la perfection absolue qu’est Anohana, avec ses 11 épisodes passés à vider mon paquet de mouchoir. Je ne sais plus d’où ça vient concrètement, mais j’avais cru comprendre qu’Orange était un peu dans cet esprit-là, qu’il abordait un peu les mêmes thématiques (Le deuil/La mort), donc fatalement, avec l’annonce de sa version animée, c’était l’occasion de tenter le coup, et de racheter une boite en même temps.

Autant dire de suite que c’était… un peu laborieux. Sans condescendance aucune, je ne sais pas si c’est parce que c’est un shojo à la base avant d’être une série animée, mais le déroulement, les dialogues, les réactions des personnages ; ça a eu un certain mal à fonctionner sur moi. Est-ce vraiment bancal, ou c’est moi qui aie du mal avec le genre, dû au fait de mon inexpérience totale dans le domaine ? Toujours est-il que ça m’a régulièrement semblait forcé dans sa démarche, pas naturel pour un sous dans ses dialogues, que ça tenait difficilement debout.

En gros, on se retrouve projeté en milieu scolaire à suivre la jeune Naho, jeune fille de 16 ans, et sa bande d’amis, rejoint plus tard par un nouvel élève Kakeru, qui semble avoir une vie un brin plus compliquée qu’en apparence. L’originalité ici, c’est que sans crier gare, Naho va recevoir des lettres… d’elle-même, d’une Naho 10 ans plus tard, qui va lui préconiser de fameux conseils pour mieux gérer les événements à venir, que cette Naho du futur n’a pas réussi à faire à la même époque. Bref, par un prétexte temporel, on va aborder le thème du regret, et de ce que l’on ferait si on pouvait tout changer une seconde fois. Forcément que ça m’a intrigué.

Mais c’est donc laborieux. L’amitié entre le petit groupe de Naho et l’inclusion du petit nouveau, tout va trop vite, tout déborde de bons sentiments trop premier degré dans un premier temps, avec son lot de rires forcés, et de moments d’intrigues amoureuses un peu téléphonées, presque superflus – même si cet aspect restera tout le long de la série.

C’est laborieux parce que la série n’est pas franchement jolie à regarder. On m’avait expliqué que le studio en charge était un peu en train de mourir, et… ahem, ça se voyait pas mal. Entre le dessin défaillant, ruinant un chara design pas foncièrement désagréable à la base (Avoir jeté un coup d’œil au manga après la série me conforte dans cette idée) et une animation à la ramasse (Même si pas super important pour ce genre de série, mais bon, le minimum quoi), ça n’aide pas à se concentrer encore une fois sur l’histoire.

C’est laborieux parce que l’aspect fantastique a du mal à tenir debout. Sans réellement spoiler par exemple, toute la tentative d’explication de cet aspect du récit est totalement bateau. Tout y est amené dans un premier temps de façon totalement pas subtile par des personnages qui semblent se forcer à raconter des inepties à tel moment clé imposé par le scénario, sans jamais y croire. Et quand on rentre finalement dans le vif du sujet, la série… rentre totalement dans le flou, avec une explication très vague du truc. En gros, l’auteur n’avait pas trop envie de trouver un truc crédible, mais en même temps, en lâchant une justification aussi vague, on en vient à se demander si ça valait vraiment le coup de nous le dire.

Mais je lui en veux pas dans le fond, parce que moi-même, en amateur d’histoire de ce genre, si je devais écrire un scénario incluant des concepts temporels, ça m’emmerderait clairement de trouver une explication crédible, autre qu’un « ta gueule, c’est magique temporel ».

Malgré tout, c’était pas mauvais. Bah ouais. C’est vrai que pas mal de choses m’ont fait un peu sortir du récit, mais, étrangement, quand on se concentre sur l’essentiel de ce que veut raconter l’histoire, ça marche. Les moments de malaise explicites entre certains personnages, ceux où ils lâchent ce qu’ils ont sur le cœur, crèvent l’abcès et se confient pour arrêter de souffrir en silence, ça fonctionne plutôt bien – on comprend vite que le coup des lettres n’est vraiment qu’un prétexte à aborder des choses très personnelles. Là aussi, c’est pas forcément subtil, mais ça arrive à taper un peu juste là où il faut, avec quelques passages touchants. L’auteur est bon quand on tape dans le drama pur.

Re : Zero

Sans doute la grosse série de l’été, celle dont vous avez sans doute entendu le plus parler si vous traînez dans le milieu. Là encore, comme pour Mob Psycho, beaucoup de hype parce que tout le monde en parlait, en bien comme en mal (l’habituel clash entre ceux qui aiment et ceux qui détestent à deux doigts par esprit de contradiction) ; l’euphorie était donc palpable.

Natsuki Subaru est un otaku tout ce qu’il y a de plus lambda. Mais, par la force des choses, alors sortant simplement d’une supérette, il tombe dans les pommes et… se trouve littéralement transporté dans un petit village en plein contexte… d’heroic fantasy, avec tout le bestiaire japonais que ça peut comprendre. Il y fait rapidement connaissance d’Emilia, une jeune fille demi-elf qui sera un des premiers contacts avec les gens de ce monde inconnu, et lui permettra d‘en apprendre un peu plus, et qui sait, peut-être trouver un moyen de se barrer ? Sauf que par un triste concours de circonstance (Une histoire de sorcière), il va… mourir assassiné. Sauf qu’il va se réveiller à nouveau peu de temps après son arrivée initiale dans ce nouveau monde, et refaire la même rencontre avec Emilia. Coincé dans une sorte de boucle temporelle, atteignable seulement en mourant, tout en conservant sa mémoire ? C’est l’idée. Et forcément, la mort (Ou quelqu’un de plus haut placé qu’on ne le croit) va un peu chercher à rattraper notre héros, et celui-ci devra trouver un moyen de tirer avantage de cette « capacité » sortie de nulle part.

Ma première déconvenue avec la série, mais finalement indépendamment d’elle-même, c’est d’avoir appris en cours de route, que c’était l’adaptation d’un light novel, un roman jeunesse japonais, et pas vraiment fini par la même occasion. Comprendre par là que le studio derrière la série semble avoir joué la carte de l’adaptation plutôt fidèle et qu’on se retrouve donc devant … une saison 1, impliquant une suite un jour. Une saison de 25 épisodes (Ce qui est déjà très cool), mais qui ne servira « qu’à » introduire tout cet univers sans donner toutes les clés pour au moins comprendre le pourquoi du comment arrivé à la fin de l’épisode 25. Donc faut encore moins espérer une conclusion.

Histoire d’évacuer ce qu’il ne va pas, je dirais que certaines intrigues politiques sont passablement ennuyeuses, tant, malgré le contexte de l’histoire qui le veut (une histoire de trône du royaume qui doit trouver son occupant), ça m’a sorti du coeur de l’histoire, à savoir la progression de Subaru dans cette histoire de sorcière et de malédiction temporelle. La politique, c’est chiant, comme dans la vraie vie. Immersion totale.

Un autre défaut, bien que je sois finalement assez modéré sur le sujet, c’est aussi au niveau de son casting. Pas forcément au niveau des personnalités, mais plus concernant… le design. Nous sommes projetés dans un monde d’heroic fantasy à la japonaise, on retrouve l’équivalent des orcs, elf, quelques gros reptiles et autres classiques du genre, le tout dans un contexte où le héros est constamment en danger, à se demander quoi faire de son pouvoir qui s’active que quand il meurt salement ; et on doit quand même se coltiner quelques poncifs visuels bien lourds de la japanim’, presque hors sujet vu la base.

Je parle bien de présence de maids jumelles bicolores aux caractères bien trempés, de filles chats au langage parsemé de « nya » pour bien insister sur sa particularité physique ou de la très jeune fille d’un point de vue physique nous faisant douter de la légalité de la chose. Ça m’a quelque peu dérangé dans un premier temps, parce que ça jurait vu le reste de l’univers, on sentait un peu qu’il y avait une volonté de bien titiller la fanbase pour qu’elle choisisse sa favorite ; c’est toujours bon pour la popularité de la série et la vente de goodies.

MAIS. Car il y a un mais, afin de paraître moins radical qu’il n’y parait.

Dans l’absolu, le chara design de la série est bon (Et techniquement parlant, sans gros éclats, la série se tient bien sur la longueur, ça aide), voir agréable, même dans les exemples suscités, on ne va pas se mentir, il n’y a pas de réelles fautes de goût dans l’absolu. Et surtout, malgré les apparences (et que donc, je peux le regretter un peu), la série n’insiste presque jamais la dessus. A aucun moment la série ne vire par exemple au pseudo harem déguisé alors que plusieurs personnages féminins côtoient régulièrement le héros. Le fan service qui aurait pu en découler est finalement assez peu présent et les romances qui s’y développent ne sont en fait jamais lourdes, elles amènent même d’excellents passages de révélations, de confessions et permettent ainsi de souffler entre plusieurs événements graves. Visuellement, oui, c’est stéréotypé et on comprend les intentions derrière, mais certains persos se révèlent bien moins cruches et plus subtils dans leur traitement qu’en apparence. Chose fortement appréciable, donc.

La série est bien construite, assez bien rythmée. Elle gère bien à mes yeux tout son aspect temporel et tout ce que ça entraîne. Bien sûr, on y trouvera forcément quelques incohérences ici et là (Je ne sais même pas si un récit similaire qui n’en possède pas existe), mais ça tient bien la route et jongle assez habilement dans les avantages indéniables de revivre la même scène plusieurs fois (Anticiper les choses, choisir les bonnes réponses), et les conséquences désastreuses sur le mental du héros à force d’enchaîner certains passages un brin compliqué et de tout se souvenir. Ça a un petit côté assez jubilatoire, surtout quand le dosage est bon, globalement le cas ici. La série arrive souvent à se renouveler efficacement quand le concept semble commencer à s’essoufler, lançant alors un nouvel arc apportant son lot de nouvelles (bonnes) idées, de nouveaux personnages et d’histoire qui avance doucement mais sûrement.

Et je crois que de manière générale, j’ai apprécié le simple fait de suivre une bonne aventure sur une vingtaine d’épisode, comme à la grande époque, à une heure où les séries longues se font de plus en plus rares (Même si ce n’est pas systématiquement un défaut en soit). Elle n’est pas terminée, c’est un peu frustrant vu la probable très longue attente qu’on va devoir subir (Et bon, on n’a pas appris tant de chose que ça malgré tout), mais je crois que ça valait le coup.

Haikyû !

Bon ok, là je triche un peu parce que ce n’était ni un anime de la saison, et encore moins une série de cette année ; mais j’ai profité d’une promo sur les BR d’anime (parce qu’au prix que ça coûte généralement en neuf, ce sont des occasions à ne pas louper) pour chopper l’intégrale de la saison 1 pour peanut.

Outre la bonne affaire en tentant une série qui a très bonne réputation (L’assurance de pas trop se planter, quoi), c’était aussi pour moi l’occasion de me mettre… aux animes de sport. Je me suis rendu compte qu’en consommateur moyen d’animes que je suis, je n’ai jamais réellement suivi une série dédiée à un sport en particulier. Je suivais bien deux – trois trucs quand j’étais jeune, mais jamais de façon très assidu, jusqu’au bout (Surtout avec les séries « fleuves » et leur nombre d’épisode gigantesque, ça aide pas, m’voyez). La série, pour le moment, à la bonne idée d’être découpé en 2 saisons de 25 épisodes, et une troisième qui vient de démarrer pour 10 épisodes – cas un peu spécial ici (même si de manière générale, les séries fleuves sont de plus en plus rares, le découpage n’a plus rien d’anodin depuis quelques années). C’est donc pour moi le format idéal pour se lancer.

Dans Haikyuu, on y parle de volley-ball, un sport qui de base ne me parle pas forcément beaucoup. De manière très simple – le déroulement est classique – on y suit Hinata, un jeune garçon qui va rejoindre le club de volley de son école, pleins d’espoir pour son avenir, en tentant de gravir les échelons pour qu’il soit reconnu à sa juste valeur, vu qu’il a la « particularité » d’être… pas bien grand, ce qui n’a pas que des avantages au volley. On retrouve donc bien les bases du shonen, avec son héros pleins de motivations malgré ses « défauts ». Il va donc devoir apprendre à connaître son équipe, trouver ses points forts et faibles avec ses coéquipiers, et blabla… bref, une progression classique de série de sport : entrainement, tournoi, victoire/défaite, développement personnel, on reste en terrain connu, donc.

Et c’est… vachement bien. On va pas tourner autour du pot, mais c’est une série extrêmement bien réalisée et bien écrite à à peu près tous les niveaux. Elle ne réinvente pas la roue j’imagine, mais c’est très efficace. D’un côté, elle réussit à développer une belle équipe de protagoniste, en essayant régulièrement de donner au moins un bon petit rôle à chacun de ses joueurs, même quand on parle de ceux très « secondaires » et dont on peinera à se rappeler de leur noms même après 25 épisodes (Merci ma mémoire gruyère).

On retrouve un beau panel de personnalité, parfois forte, parfois attendrissante, parfois froide mais au bon fond qui rend l’esprit d’équipe qui s’en dégage super agréable. On sent une belle synergie entre tous qui se développe le long de la série ; d’autant plus qu’elle rend tout le monde, même les personnages en dehors des matchs, même les équipes adverses, vraiment agréable. Personne n’est vraiment chiant, personne n’est méchant gratuitement et/ou en mode #TeamPremierDegré ; on sent à contrario beaucoup de fair play dans tous ces matchs, toutes ces personnalités, tous ces joueurs qu’on croise. On oublie pas les enjeux bien sûr, ni même les développements de la grappe de personnages principaux avec son lot de passages très sérieux voir émouvants, mais la série sait parfaitement le doser pour ne pas « trop » en faire.

Par exemple, la série surprend parfois avec quelques épisodes bien sentis comme celui où lors d’un tournoi, on va suivre le match puis – spoiler mais pas trop – la défaite d’une petite équipe secondaire à la fois masculine mais aussi féminine en parallèle via un personnage introduit quelques épisodes avant, et voir comment ils y réagissent. Tout y est toujours traité avec beaucoup de justesse et on se surprend à rapidement avoir un peu de peine pour eux, même si on sait qu’ils se sont donnés à fond.

Bref, Haikyuu laisse une sensation très « feel good » tout le long, avec de bonnes touches d’humour toujours très bien senties et jamais lourdes.

Et puis de l’autre côté, la difficulté dans une série de sport, à mes yeux de profanes, c’est de rendre intéressant le sport en question, au cœur même des matchs. Haikyuu assure le spectacle de fort belle manière en abordant la chose de façon globalement réaliste, mais accompagné d’une technique absolument impeccable pour rendre ça très dynamique.

L’animation est irréprochable et fournit même d’excellents moments où l’on sent que la production a eu le temps de s’appliquer, d’y injecter beaucoup de passion et de pondre des scènes grisantes à ce niveau. On n’évite pas quelques petites réutilisations d’animations ici et là, mais c’est assez rare et c’est même assez logique compte tenu du déroulement des matchs, il aurait été absurde de vouloir faire quelque chose de différent pour une même action « classique ». C’est encore une fois une question de dosage au poil. Pareil pour le dessin, jamais pris en défaut, du début jusqu’à la fin, ce qui est… toujours difficile pour à peu près n’importe quelles séries de nos jours. Du coup, j’en suis ressorti assez impressionné d’un tel niveau aussi constant – sans oublier l’excellent chara design « taillé à la serpe », conférant une belle identité à la série ; comme si la solide écriture ne suffisait pas.

Globalement pas grand-chose à reprocher à la série, si ce n’est quand même quelques petites longueurs ici et là dans le déroulement de certains matchs, on sent qu’on est encore dans la phase introductive – c’est donc peut être normal pour le genre. Et côté casting, petit regret envers la quasi-absence de personnages féminins et dont le peu présent n’a finalement que peu d’importance et de présence. Parfois, on sent que l’auteur en est conscient pour certaines d’entre elles (L’histoire parle d’une équipe masculine, donc forcément…) et s’en amusent gentiment (Du coup, le Waifu Game est vite plié dans cette saison), mais c’est toujours un peu dommage.

Heureusement, actuellement dans la saison 2 à l’heure où j’écris ces lignes, la plupart de ces défauts sont vite corrigés, on sent clairement que la série est définitivement lancée et, sans surprise, c’est encore meilleur. Et mine de rien, pour conclure, avec la saison fraîchement actuelle et ses très nombreuses séries de sport en cours, Haikyuu me met directement la barre très haute, et je sens que ça va pas être facile de le détrôner. Bonne chance les gars.

À propos de Pso

Batman, c'est un peu mon Avengers préféré.
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